Ce matin nous avons pris notre petit déjeuner près de la plage. Il faisait déjà bon! Nous sommes partis à 8h30, en retournant un peu sur nos pas pour voir les 12 apotres, la partie la plus célèbre de la great ocean road, que nous n'avions pas vue à cause de la nuit en passant à côté hier.
J'en avais beaucoup entendu parler, mais c'était vraiment grandiose de voir ça en vrai. Pourtant les falaises, il y en a des tas en Bretagne, et j'adore aller à Penestin et à Quiberon. La roche est orange, comme à Penestin d'ailleurs, mais il y a des brises vagues sous l'eau, qui font que des rouleaux arrivent sur les falaises depuis très loin et font un bruit assourdissant en s'éclatant contre la pierre.
Nous avons ensuite continué notre route vers Mount Gambier, où nous avions rendez-vous chez une couch surfeuse. Nous nous sommes arrêtés à presque tous les look out au début (des endroits aménagés pour avoir un beau point de vue). Nous avons tâté l'eau sur une plage sublime entourée de falaises rouges, mais c'était vraiment glaciale. Et pour le coup aujourd'hui il y avait de quoi faire du surf.
Nous avons traversé de grandes étendues très verdoyantes, avec de grandes fermes et des centaines de vaches et de mouton par troupeau. Nous nous sommes arrêtés à Cape Bridgewater, une immense plage (4km) en arc de cercle, au sable blanc, idéale pour le surf. C'était autrefois le cratère d'un volcan.
Une balade de 2h nous a ammené en haut d'une falaise, d'où nous avons pu voir une colonie de phoques. Il nous a fallut du temps pour les apercevoir car ils sont camouflés sur les rochers au bas de la falaise, mais nous avons réussi même réussi à prendre quelques photos! 650 phoques vivent dans cette colonie. Nous en avons vu 9 o: Nous avons repris la route vers Mount Gambier, traversant au passage une interminable forêt à papier. Et nous sommes arrivés en South Australia. L'Australie est divisée en état très distincts, qui ont différents fuseaux horaires, certains appliquent l'heure d'été, d'autres non. Nous avons reculé l'heure d'une demi-heure, ce qui ammène notre décalage horaire avec la France à 7h30 (enfin, on pense que c'est ça).
Sur la route, il y avait des essaims de moucherons, comme des tornades, à 1m du sol, qui formaient de grandes colonnes. Et il y en avait partout. Sur 10km, des essaims de moucheron partout. Sur la voiture, ça faisait comme une légère grêle quand on passait dedans...
Heureusement à Mont Gambier il n'y en a plus.
Nous sommes donc arrivés chez notre couch surfeuse... Le couch surfing est une idée simple: mettre en contact les voyageurs entre eux pour qu'ils logent gratuitement chez d'autres voyageurs. Par exemple nous avons accueilli à Bruxelles un couple de russes, ils nous ont mis une bonne note sur le site web. Ici nous avons cherché qui habitait la région, regardé si ses centres d'intérêt collaient avec les notres, et nous avons postulé en envoyant un petit message. C'est ainsi que nous avons rencontré Jess. Qui a le métier le plus sympa du monde. Elle parcoure en quad les parcs nationaux de la région pour soigner les animaux, les étudiers ou faire des relevés sur la faune et la flore. D'ailleurs là elle est parti travailler alors qu' il fait nuit.
Une partie de son job c'est aussi de mettre le feu au bush. Ils font des feux planifiés. En brûlant une partie de la végétation (en contrôlant quelle partie on brûle, ce qui est assez délicat), on évite les grands feux incontrôlables. Les feuilles mortes des arbres s'accumulent au sol et ne se décomposent pas vite (manque d'humidité?), donc à la moindre étincelle, c'est un brasier géant qui se propage jusqu'aux villes et bûle les maisons. En brûlant sous contrôle, on permet à la végétation de se renouveler, ce qui élimine les "déchets" trop facilement inflammables. Et ça évite aussi de bûler des milliers d'hectares en une seule fois.
Et donc voilà, Jess a un logement de fonction qui a 2 chambres et elle nous prête la sienne et dort par terre dans l'autre. Elle nous a fait à manger, et cuisine très bien! Et nous avons pu utiliser sa machine à laver. On nous avait dit que les machines à laver australienne sont différentes. Pour le coup c'est sur, ça change. C'est un ancien modèle nous dit-elle, mais je ne pense pas qu'on ait déjà eu ça en France, ou alors vraiment au début de l'ère des machines à laver.
Il y a 2 cuves, ça s'ouvre par le dessus. On met le linge dans la grosse cuve, et on met le tuyau qui vient du lavabo dedans pour ajouter de l'eau. On met de la lessive et zou, ça tourne, et ça tourne à capot ouvert: il n'y a pas de tambour, c'est plus comme une machine à pain. Ensuite quand c'est finit, on prend le linge et on le met dans le deuxième compartiment, sorte d'essoreuse à salade. Et là, on choisit combien de temps l'essoreuse va tourner! C'est un bête panier à trous en plastique. Evidemment ça ne fait pas du 1400 trs/minute, donc là on croise les doigts pour que ça sèche dans la nuit!
Il fait très bon dehors, on entend les grillons chanter, c'est vraiment les vacances! (surtout avec les petites traces de bronzage qui apparaissent)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire